Magazine · Guide de formation

Certificats de PMU et loi sur les tatoueurs en Corée : où en est-on 〈récapitulatif〉

Rédigé parCYANRédigé et relu par la directrice, psychologue clinicienne (certification nationale coréenne)

« On dit que le certificat de PMU n'est pas un diplôme d'État.Alors ce que je fais aujourd'hui est-il légal ? »

« Certains disent que la loi sur les tatoueurs est passée, d'autres que non ; je ne sais pas où est la vérité. »

« L'école promet un certificat reconnu par l'État.Peut-on s'y fier ? »

Bonjour, je suis CYAN, artiste principale et formatrice chez CYAN PMU, dans le quartier de Hongdae, à Séoul.

Sur ce sujet, les sources se contredisent et chercher ne fait qu'ajouter à la confusion. Aujourd'hui, je vais donc ranger tout cela en séparant ce qui est aujourd'hui établi de ce qui n'est pas encore fixé.Rien qu'en vous tenant à l'établi, vous ne vacillerez plus au moment de choisir une école ou de décider de vous lancer.

Le certificat de PMU est-il un diplôme d'État ?

Non.Les certificats délivrés aujourd'hui émanent pour la plupart d'associations privées.

Une qualification privée est une qualification créée et gérée non par l'État mais par une personne morale, une organisation ou un particulier. L'organisme émetteur comme le fondement juridique diffèrent d'une qualification technique d'État.Aussi, devant une formule sonnant comme « reconnu par l'État », vérifiez d'abord qui la délivre.

✔ Le nom de l'organisme émetteur est-il clairement indiqué

✔ À quoi sont accolés les mots « État »·« reconnu »

✔ Que cette qualification prétend-elle garantir

Une qualification technique d'État est créée et gérée par l'État sur la base de textes légaux, tandis qu'une qualification privée est créée par d'autres acteurs.Les noms se ressemblent, les fondements non.

Ce n'est pas la qualification privée qui pose problème, mais la formulation qui la fait passer pour étatique.

Où en est la loi sur les tatoueurs ?

Le dispositif de licence d'État pour les praticiens a été adopté et promulgué le 28 octobre 2025 (loi n° 21070) et entrera en vigueur le 29 octobre 2027. En d'autres termes, la loi est déjà faite ; elle n'est simplement pas encore entrée en vigueur.

Aussi ne peut-on pas obtenir aujourd'hui de licence d'État.Non pas parce que la loi n'existe pas, mais parce que sa date d'entrée en vigueur (le 29 octobre 2027) n'est pas encore arrivée. Dans cet état, une formule du type « formation préparatoire à la licence d'État » ne correspond pas à la réalité.

Un endroit qui promet une qualification qui n'existe pas encore ne maîtrise probablement pas non plus celles qui existent.

Le cadre peut évoluer, donc tout dépend du moment.Mais ce qui est certain aujourd'hui, c'est que la licence d'État ne peut pas encore être obtenue.

Le plus dangereux, c'est celui qui promet une qualification inexistante.

Alors, ce qui se pratique aujourd'hui est-il légal ?

Sur ce point, il est difficile de trancher car le cadre est en cours d'organisation. Deux choses sont toutefois claires.

Premièrement, les studios de PMU, CYAN compris, ne sont pas des établissements de santé.Nous ne touchons donc pas aux domaines classés comme actes médicaux.Deuxièmement, cette frontière doit être posée dès la formation.

Ce que fait le PMU : un travail de pigmentation qui fixe la couleur sur les sourcils, les lèvres et zones similaires

Ce qui relève des établissements de santé : le retrait de pigment au laser, la greffe capillaire, etc.

Sur cette frontière, j'ai aussi écrit dans lexique : maquillage permanent et tatouage.

Le travail de pigmentation consiste à laisser du pigment dans la couche superficielle de la peau pour compléter une forme. Dès qu'apparaît ce qui sort de ce cadre, la réponse est d'orienter.Savoir tracer cette ligne vous-même vous évitera de vaciller quand le cadre finira par se préciser.

Séparer ce que l'on fait de ce que l'on oriente est, aujourd'hui, le repère le plus sûr.

Un certificat aide-t-il à l'embauche ou à l'installation ?

Il aide en partie, mais il n'est pas déterminant.

Ce que l'on regarde vraiment n'est pas le nombre de certificats mais le résultat une fois la cicatrisation terminée.En entretien comme en consultation, tout se ramène à « comment travaille cette personne ».

Cela ne veut pas dire qu'un certificat ne vaut rien. Comme trace d'un cursus mené à son terme, il a du sens, et certains organismes l'exigent comme pièce administrative. Le problème, c'est quand on le vend comme une preuve de niveau.

Aussi, plutôt que de consacrer du temps à collectionner des certificats, mieux vaut employer ce temps à ajouter une photo cicatrisée de plus.Les papiers, si nombreux soient-ils, disent la même chose ; chaque photo dit autre chose.

Le certificat est la trace d'un cursus, pas la preuve d'un niveau.

Faut-il écarter une école qui insiste sur les certificats ?

Insister n'est pas le problème ; le problème est sur quoi repose cette insistance.

Cas correct : celle qui nomme l'émetteur — « à l'issue de notre cursus, une attestation de l'association est délivrée »

Cas à vérifier : celle qui emploie « reconnu par l'État » sans nommer l'organisme

Cas dangereux : celle qui affirme que le seul certificat garantit une clientèle

Il y a encore un point à observer.Plus une école met le certificat en avant, plus il arrive que le temps de pratique soit court.C'est un montage où le papier remplace le résultat.

Nommer ou non l'organisme émetteur : voilà le premier filtre.

Si le cadre change, ce que j'apprends aujourd'hui devient-il inutile ?

Non.Quelle que soit l'évolution du cadre, ce qui reste, c'est la main et le jugement.

Quelle que soit la forme retenue, ce qui sera exigé, c'est la capacité à travailler en sécurité. Hygiène, connaissance des contre-indications, compréhension du pigment et de la profondeur sont nécessaires sous n'importe quel régime.Au contraire, plus le secteur se structure, plus vite sortent celles qui n'ont pas de base.

La base, ce sont les éléments exigés par n'importe quel cadre : hygiène, connaissance des contre-indications, compréhension du pigment et de la profondeur. Si cela est solide, vous suivrez le secteur quelle que soit sa direction.

La façon de se préparer aux évolutions du cadre, c'est d'épaissir la base.

Ce qu'il est bon de préparer dès maintenant

Mieux vaut réunir ce qui ne change pas que courir après ce qui change.

Les procédures d'hygiène par écrit : usage unique, prévention des contaminations croisées, procédure d'élimination

Consentement et information préalable : possibilité d'allergie au pigment, d'infection, d'œdème temporaire, et soins

Registre des prestations : pigments utilisés, zone, évolution de la cicatrisation

Portfolio cicatrisé : la seule preuve exigée par tout cadre réglementaire

Ces quatre points ne seront jamais perdus, quelle que soit l'organisation retenue.

Des quatre, c'est le registre des prestations que l'on repousse le plus facilement, et c'est aussi ce que l'on regrette le plus ensuite.Accumulé sur plusieurs années, il devient à lui seul le document qui décrit votre parcours.Le registre explique ce qu'aucune feuille ne peut expliquer.

Réunissez d'abord ce qui ne change pas, et ce qui change cessera de vous ébranler.

Pour conclure

Les certificats actuels de PMU sont majoritairement privés

La licence d'État a été instituée en octobre 2025 et entrera en vigueur en octobre 2027

Le plus dangereux est celui qui promet une qualification inexistante

Le certificat est la trace d'un cursus, pas la preuve d'un niveau

Pour juger une école, le premier filtre est de savoir si l'émetteur est nommé

Le cadre change, mais hygiène, registres et portfolio demeurent

Il est normal de s'inquiéter devant un cadre encore flou. Il serait bon simplement d'orienter cette inquiétude vers « épaissir la base » plutôt que vers « collectionner davantage de certificats ».CYAN se trouve à Hongdae, arrondissement de Mapo, Séoul.Pour toute question, écrivez-nous via consultation·contact.

Merci d'avoir lu jusqu'ici.

C'était CYAN, artiste principale de CYAN PMU.

CYAN est un studio de maquillage permanent (PMU) et un espace de formation, non un établissement de santé. Ce texte est une information générale et non un conseil juridique. Le cadre réglementaire peut évoluer : pour un cas précis, vérifiez auprès des organismes ou professionnels compétents. Le résultat et la tenue varient selon la peau et les soins de chacun ; une allergie au pigment, une infection ou un œdème et une rougeur temporaires peuvent survenir.

Questions fréquentes

Le certificat de PMU est-il un diplôme d'État ?

Non. Une méthode pratique de vérification : recherchez tel quel le nom de l'organisme émetteur figurant sur le certificat. Les qualifications privées enregistrées rendent publics leur gestionnaire et leurs données d'enregistrement, ce qui permet de vérifier. Si la recherche ne fait apparaître aucune entité réelle, ou si le nom de l'école et celui de l'association sont en pratique identiques, il faut reconsidérer le poids de ce certificat en dehors de cette école.

Où en est la loi sur les tatoueurs ?

Elle a été adoptée et promulguée le 28 octobre 2025 (loi n° 21070), et son entrée en vigueur est fixée au 29 octobre 2027. Le vote est donc déjà acquis ; il ne reste que l'entrée en vigueur. Beaucoup veulent savoir comment tout cela sera organisé, mais je déconseille de décider aujourd'hui sur la base de pronostics. Il est plus sûr de préparer ce qui sera exigé quel que soit le scénario : registre des prestations, document de procédures d'hygiène et formulaire de consentement peuvent être mis en place dès maintenant, indépendamment du cadre.

Un certificat aide-t-il à l'embauche ou à l'ouverture d'un local ?

Il compte, mais il ne tranche pas. Celui qui recrute comme celle qui réserve s'arrêtent finalement sur vos photos cicatrisées, sans compter vos feuilles. Cela ne vide pas le certificat de son sens : il atteste que vous avez suivi un cursus entier, et certains dossiers le réclament encore. Ce qui gêne, c'est qu'on vende ce papier comme s'il parlait à la place de votre main.

Faut-il écarter une école qui insiste sur les certificats ?

Le critère est ce sur quoi repose cette insistance. En consultation, une question suffit généralement : demandez qu'on vous précise ce que saura réellement faire une diplômée titulaire de ce certificat. Si la réponse revient avec les matières du cursus et le volume de pratique, c'est normal ; si elle s'appuie uniquement sur l'autorité du papier, il faut vérifier davantage.

Si le cadre change, ce que j'ai appris devient-il inutile ?

Non. Dans d'autres secteurs déjà réglementés, des dispositions transitoires sont souvent prévues pour les praticiens en exercice, et ce que l'on exige alors relève surtout de l'expérience et des registres. Ce qu'il est utile de faire aujourd'hui n'est donc pas d'accumuler des certificats mais de conserver la trace de son propre travail. Si vous notez quand, quelle zone, avec quel pigment et comment s'est passée la cicatrisation, vous aurez de quoi vous expliquer quelle que soit la forme du futur cadre.

Les résultats et la tenue varient selon la peau et les soins de chaque personne. Une allergie au pigment, une infection ou un gonflement et des rougeurs temporaires restent possibles. Les détails sont expliqués lors de la consultation préalable.

À lire ensuite